Quels sont les meilleurs placements ou investissements rentables ?

Vous commencez peut-être à mettre de côté ou envisagez d’épargner une partie de vos revenus. Naturellement, vous vous intéressez à l’investissement et vous cherchez à identifier le meilleur placement ou investissement pour faire fructifier votre argent.

Selon votre profil et vos objectifs, vos priorités peuvent varier :

  • vous pourriez privilégier un placement sans risque et rentable,
  • ou bien vous pourriez prendre plus de risques en vous orientant vers des placements plus rentables.

Icône LoupeL’objectif de cet article est de vous guider pour déterminer les meilleurs placements et investissements, adaptés à différents profils et critères, afin que vous puissiez prendre des décisions adaptées à votre situation.

Les meilleurs placements à court terme : sûrs et sans perte de capital

Avant de chercher à faire croître votre argent, il est essentiel de se constituer une base financière solide. La sécurité en matière d’investissement passe par deux notions clés : la liquidité et la garantie du capital.

Constituer un coussin de sécurité

Avant tout investissement, il est recommandé de disposer d’une épargne facilement accessible pour faire face aux imprévus :

  • Montant conseillé : 3 à 6 mois de dépenses courantes (ce chiffre peut varier selon votre train de vie, vos revenus et vos projets).
  • Objectif : couvrir les urgences sans devoir toucher à vos placements à long terme.

Cette étape permet d’investir l’esprit tranquille et de ne pas être forcé de vendre vos investissements plus risqués en cas de besoin immédiat de liquidités.

Investir dans les livrets réglementés

Les livrets réglementés sont des comptes d’épargne proposés par les banques mais encadrés par l’État, ce qui garantit à la fois la sécurité et la disponibilité immédiate de votre argent. Ils constituent le premier socle sur lequel investir pour sécuriser votre épargne.

Types de livret :

  • Livret A
  • LDDS (Livret de Développement Durable et Solidaire)
  • LEP (Livret d’Épargne Populaire)
  • Livret jeune

Caractéristiques principales :

  • Sécurité : capital garanti par l’État.
  • Fiscalité : intérêts exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux.
  • Plafond de dépôt : limite le montant que vous pouvez y déposer :
    • Livret A : 22 950 €
    • LDDS : 12 000 €
    • LEP : 10 000 €
    • Livret jeune : 1 600 €
  • Rendement : faible, dépend du taux d’inflation et réajusté par l’État. Pour la période actuelle :
    • LDDS : 1,7 %
    • Livret jeune : au moins 1,7 %
    • LEP : 2,7 %
    • Livret A : 1,7 %
  • Disponibilité : fonds accessibles à tout moment.

Comment choisir  ?

  • Livret A : adapté à tous les profils pour une épargne immédiate et sûre.
  • LDDS : pour ceux qui veulent un placement sécurisé tout en soutenant des projets liés au développement durable.
  • LEP : réservé aux personnes aux revenus modestes (conditions de revenus à respecter), avec un rendement légèrement supérieur.
  • Livret jeune : réservé aux 12-25 ans, idéal pour démarrer une épargne sécurisée.

Investir dans le fonds euros

Le fonds euros est un support d’investissement très sûr proposé dans le cadre des contrats d’assurance-vie, de capitalisation ou dans un PER (Plan Épargne Retraite). Il constitue un excellent complément aux livrets, notamment lorsque ces derniers ont atteint leur plafond.

Caractéristiques principales :

  • Composition : investit principalement dans des obligations d’État pour assurer la stabilité du capital.
  • Sécurité : le capital ne peut pas diminuer, sauf en cas de défaillance exceptionnelle de l’assureur.
  • Effet cliquet : les intérêts générés chaque année sont définitivement acquis.
  • Fiscalité : gains non imposés tant qu’aucun retrait n’est effectué, hors prélèvements sociaux (17,2 %).
  • Protection : supervisé par l’ACPR, garanti jusqu’à 70 000 € par souscripteur et par compagnie (intérêt d’ouvrir plusieurs contrats pour renforcer votre sécurité en cas de défaillance d’un assureur).
  • Limites : rendement faible (2 à 3 %, parfois jusqu’à 4 %), parfois inférieur à l’inflation.

Rendement et stabilité :

La performance du fonds euros est généralement plus stable et très souvent supérieure à celle des livrets réglementés, dont le taux peut être ajusté plusieurs fois par an selon l’inflation.

Unités de compte et profils prudents :

Certains contrats exigent d’allouer une partie de l’investissement à des unités de compte (UC), supports non garantis composés d’actions, obligations ou autres actifs financiers. Pour un profil prudent, il est possible de limiter cette exposition et de conserver la majorité de son capital dans le fonds euros sécurisé, tout en bénéficiant d’un potentiel de rentabilité légèrement supérieur via les UC.

Alternatives prudentes pour diversifier votre épargne de sécurité via les unités de compte :

  • SCI (Sociétés Civiles Immobilières) : supports immobiliers diversifiés, souvent moins risqués et moins coûteux que certaines SCPI.
  • Fonds monétaires : attractifs avec la remontée des taux, rendement proche du taux directeur de la BCE.
  • ETF obligataires : fonds qui répliquent la performance d’obligations d’Etats ou d’entreprises avec un rendement fixe connu à l’avance, peu volatiles et relativement sûres.

💡 Conseil d’expert

Pour sécuriser efficacement votre épargne, évitez certains produits bancaires comme le PEL, dont le rendement est fiscalisé à 30 % via le Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU), réduisant fortement l’intérêt pour constituer votre épargne de précaution.

De même, il est préférable de ne pas investir votre épargne de sécurité dans des produits risqués comme les actions, les OPCVM dynamiques ou les crypto-monnaies, qui peuvent fluctuer fortement et nécessitent une vision de long terme.

La priorité pour votre épargne de précaution doit rester la sécurité et la disponibilité des fonds. Une fois cette base solide constituée, vous pourrez diversifier votre épargne et vous diriger vers des placements plus performants pour faire croître votre patrimoine.

Quels investissements sont les plus rentables à long terme ?

Evolution d'un capital investi de 10 000 € entre 2012 et 2024. Comparaison entre rentabilité du livret A et CAC 40 GR (bourse).

Comme le montre ce graphique, le Livret A reste très peu rémunérateur sur le long terme et n’a pas pour vocation de faire croître significativement votre patrimoine. Par exemple, un investissement de 10 000 € en 2012 n’aurait généré que 1 927 € de gains en 2024.

En comparaison, si vous aviez investi la même somme dans un ETF répliquant l’indice CAC 40 GR (avec les dividendes réinvestis), votre capital aurait atteint 35 300 € en 2024.

Cette différence souligne l’importance de diversifier vos placements. Pour viser une meilleure performance sur le long terme, il faut accepter d’allouer une partie de votre épargne à des placements plus volatils, mais potentiellement beaucoup plus rentables à long terme.

Top 3 des placements les plus performants historiquement

Taux de rendement interne (TRI) des classes d'actifs sur 15 ans

Selon une étude récente de l’IEIF, les actions et l’immobilier ont offert la meilleure rentabilité sur le long terme, avec des taux de rendement interne compris entre 8 et 12 %.

L’or est également bien classé, mais sa performance dépend fortement de l’état de l’économie : plus les crises économiques se multiplient, plus les épargnants se tournent vers l’or comme valeur refuge. L’or peut donc être investi à la marge, pour renforcer votre épargne de sécurité tout en espérant réaliser des gains modestes.

1) Les actions

Les actions constituent un pilier central d’un portefeuille diversifié. Pour les particuliers, les ETF (fonds indiciels) sont particulièrement intéressants :

  • Ils répliquent un indice boursier (par exemple : CAC 40, Nasdaq 100, S&P 500, MSCI World), offrant une diversification instantanée.
  • Ils sont peu chargés en frais par rapport à des fonds actifs et permettent de bénéficier de la performance historique des marchés.
  • Ils évitent la difficulté de sélectionner individuellement des actions, ce qui est d’autant plus pertinent que les études montrent que même les professionnels réussissent rarement à battre le marché sur le long terme.

Les ETF peuvent être accessibles via différents contrats : assurance-vie, PER, PEA ou contrat de capitalisation pour profiter d’une enveloppe fiscale avantageuse.

2) L’immobilier

L’immobilier est le second pilier d’un portefeuille diversifié, notamment grâce à l’effet de levier du crédit.

L’effet de levier consiste à emprunter de l’argent pour augmenter la capacité d’investissement, amplifiant les gains.

Plusieurs options s’offrent aux investisseurs pour investir dans l’immobilier :

  • SCPI (pierre-papier) : accessibles via assurance-vie, PER ou contrat de capitalisation. Elles permettent d’investir dans l’immobilier sans gérer directement les biens. Le rendement peut atteindre jusqu’à 6-7% par an brut de fiscalité selon les SCPI (moyenne autour de 5%).
  • SCPI en direct ou investissement locatif meublé : possible via emprunt, mais attention à la fiscalité des revenus fonciers pour l’immobilier non meublé ou les SCPI.
  • SCI (Sociétés Civiles Immobilières) : offre une structure flexible pour gérer les biens immobiliers et transmettre à vos enfants, elle peut être soumise à l’impôt sur les sociétés, permettant de réduire l’imposition sur les revenus immobiliers.
  • Foncier coté (REITs / foncières cotées) : investissement via PEA ou compte-titres, ces placements permettent de diversifier l’exposition immobilière avec une liquidité plus importante que l’immobilier physique (car il s’agit d’actions).

💡 Conseil d’expert

Ne concentrez pas votre portefeuille uniquement sur l’immobilier ou uniquement sur les actions. Ces deux marchés fluctuent différemment et se complètent pour réduire le risque global. La répartition de ces deux actifs doit se faire ensuite en fonction de votre profil de risque. Plus vous êtes en mesure d’investir à long terme, plus vous pouvez orienter vos investissements davantage vers la bourse (ETF).

3) Investissements non cotés

Les placements non cotés offrent un potentiel de rentabilité élevé (jusqu’à 8 à 12 % par an selon les projets), mais comportent des risques et une faible liquidité.

Ils se répartissent en deux grandes catégories :

Crowdfunding immobilier

  • Vous financez des projets de promotion immobilière (achat-revente ou construction) en prêtant directement au promoteur.
  • Durée du placement : 1 à 3 ans, à la fin de laquelle le promoteur rembourse le capital avec intérêts (jusqu’à 9 % par an).
  • Risque : défaut du promoteur ou retard de remboursement. Pour limiter ce risque qui est rare car une sélection est faite en amont par l’intermédiaire, il est conseillé de diversifier vos investissements sur plusieurs projets et plateformes de crowdfunding. .

Capital-investissement (Private Equity)

  • Investissement dans des entreprises non cotées pour soutenir leur développement ou leur restructuration.
  • Durée de l’investissement : long terme (souvent 5 à 10 ans), avec impossibilité de récupérer son capital avant la dissolution du fonds.
  • Rentabilité historique : élevée, en moyenne 12,2 % par an entre 2007 et 2021, supérieure à l’immobilier et aux actions sur les 15 dernières années.
  • Accès pour les particuliers : via compte-titres, PEA ou assurance-vie (unités de compte).

💡 Conseil d’expert

Compte tenu de leur illiquidité et des risques, ces placements ne doivent pas constituer la majorité de votre portefeuille d’investissement. Ils doivent s’intégrer dans une stratégie globale incluant :

• Épargne de sécurité (livrets réglementés, fonds euros)
• Actions (via ETF principalement)
• Immobilier (SCPI, SCI, location meublée)

La proportion de chaque type de placement doit être adaptée à votre profil de risque, vos objectifs de performance et vos besoins de liquidité à court ou moyen terme.

Quels placements pour optimiser fiscalité et frais ?

La rentabilité d’un placement ne dépend pas uniquement de sa performance brute. Les frais et la fiscalité ont un impact considérable sur vos gains à long terme et peuvent même réduire considérablement les bénéfices de vos investissements.

Pour bien comprendre l’impact des frais et de la fiscalité sur vos placements, il faut distinguer :

  • Les enveloppes (le contenant) : assurance-vie, PEA, PER, qui déterminent la fiscalité applicable et le niveau de frais.
  • Les actifs (le contenu) : ETF, SCPI, actions, private equity, etc.

C’est le choix de l’enveloppe qui conditionne en grande partie la fiscalité finale de vos placements. Il est important de faire un choix judicieux pour préserver la rentabilité de vos investissements.

Les enveloppes à privilégier pour placer son argent

1. L’assurance-vie

  • Fiscalité attractive (rachats et succession) :
    • Aucune imposition tant qu’aucun retrait n’est effectué (hors prélèvements sociaux sur le fonds euros).
    • Après 8 ans : abattement de 4 600 € pour une personne seule et 9 200 € pour un couple sur la portion d’intérêts rachetés.
    • Transmission via clause bénéficiaire : jusqu’à 152 500 € par bénéficiaire pour les versements avant 70 ans, et 30 500 € (abattement global) après 70 ans.
  • Supports disponibles : ETF, private equity, SCPI ou encore SCI.

Privilégiez les contrats d’assurance-vie en ligne, beaucoup moins chargés en frais, offrant un large choix d’unités de compte en plus du fonds euros.

2. Le PEA (Plan d’Épargne en Actions)

Tout comme un compte-titres ordinaire (CTO), le PEA permet d’investir en actions mais en offrant une fiscalité avantageuse.

  • Avantage fiscal :
    • Après 5 ans : exonération totale d’impôt sur le revenu, seuls les prélèvements sociaux (17,2 %) restent dus.
    • Les arbitrages internes au PEA ne déclenchent aucune fiscalité.
    • La fiscalité est plus avantageuse par rapport à celle applicable au CTO.
  • Supports disponibles : actions et ETF éligibles au PEA.

Comme pour l’assurance-vie, préférez les PEA en ligne pour réduire les frais.

3. Le PER (Plan Épargne Retraite)

  • Un contrat dédié à la préparation de la retraite.
  • Incitation fiscale forte prévue par l’Etat :
    • Les versements sont déductibles du revenu imposable, dans la limite des plafonds indiqués sur votre avis d’imposition.
    • Plus votre taux marginal d’imposition est élevé, plus l’avantage fiscal est intéressant.
  • Attention : les sommes restent bloquées jusqu’à la retraite (sauf cas de déblocage anticipé).

Là encore, optez pour les PER en ligne, souvent plus riches en supports et moins coûteux en frais.

Focus sur l’immobilier et sa fiscalité

L’immobilier est un placement qui s’intègre bien dans un portefeuille diversifié, mais il peut devenir très fiscalisé si vous ne choisissez pas le bon véhicule d’investissement.

  • Revenus fonciers classiques (SCPI en direct et location nue) : imposés à votre taux marginal d’imposition (jusqu’à 45 %) + 17,2 % de prélèvements sociaux, soit un taux global pouvant atteindre 62,2 %.
  • Solutions pour réduire la fiscalité sur les revenus immobiliers :
    • Location meublée (LMNP/LMP) : permet d’amortir le bien et de réduire fortement l’assiette imposable.
    • SCI à l’IS (impôt sur les sociétés) : adaptée si vous souhaitez capitaliser vos revenus plutôt que de les distribuer.
      • Taux de l’IS : 15 % jusqu’à 42 500 € de bénéfices, puis 25 %.
      • En cas de distribution : application du PFU (30 %).

Le choix entre location nue, location meublée ou SCI doit se faire en fonction de votre situation financière et fiscale.

Exemple de l’impact des frais sur vos placements et investissements

Impact chiffrée des frais de gestion : ETF vs fonds de gestion actif

Comme le montre ce graphique, deux investisseurs partent avec le même capital initial de 50 000 € et placent leur argent pendant 30 ans avec une rentabilité brute identique de 5 % par an.

  • Le premier investisseur choisit des ETF, dont les frais moyens s’élèvent ici à 0,37 % par an.
  • Le second investisseur opte pour un fonds de gestion active (OPCVM, souvent proposé en banque), avec des frais bien plus élevés, autour de 1,47 % par an.

Au fil des années, on constate que la courbe de performance de l’ETF prend progressivement de l’avance. L’écart, d’abord faible, devient spectaculaire à long terme : au bout de 30 ans, la différence atteint 52 817 €, alors que la somme initialement investie est identique.

Cet exemple illustre un principe essentiel : même si les frais semblent faibles à court terme, leur impact cumulé sur plusieurs décennies peut grignoter une part considérable de votre performance finale.

Ce qu’il faut retenir

Pour faire fructifier votre argent tout en sécurisant vos finances :

  • Épargne de précaution : Constituez une réserve de 3 à 6 mois de dépenses avec des livrets réglementés (Livret A, LDDS, LEP, Livret Jeune) ou le fonds euros en assurance-vie, garantissant sécurité et accès immédiat.

Pour une rentabilité à long terme, diversifiez pour limiter les risques de perte en capital :

  • Actions via ETF : avec une rentabilité historique de 8-12 %/an, les ETF (par exemple : CAC 40, S&P 500) offrent une diversification à faible coût en investissant peu de temps.
  • Immobilier : choisissez les SCPI à crédit ou via assurance-vie (5 %/an), la location meublée ou les SCI pour profiter de l’effet de levier du crédit.
  • Investissements alternatifs : le private equity (12,2 %/an historiquement) et le crowdfunding (jusqu’à 9 %/an) complètent votre portefeuille, mais avec des risques et une liquidité limitée. D’autres placements comme l’or peuvent venir en complément d’une stratégie de diversification.

Optimisez fiscalité et frais pour maximiser vos gains :

  • Enveloppes fiscales : Privilégiez l’assurance-vie (abattements après 8 ans), le PEA (exonération après 5 ans) ou le PER (déduction fiscale).
  • Frais réduits : Optez pour des ETF à faibles frais et des contrats en ligne pour éviter les coûts élevés des contrats bancaires.

Adaptez toujours vos choix à votre tolérance au risque, vos objectifs et votre horizon d’investissement.

Vos questions les plus fréquentes

À propos de l’auteur
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Karim IDIR – Fondateur de Gère ton patrimoine

Expert en gestion et ingénierie du patrimoine

Avec plus de dix ans d’expérience en gestion de patrimoine, je partage mes connaissances pour aider les Français à faire les meilleurs choix patrimoniaux.
Diplômé des universités Paris-Dauphine, Paris I-Sorbonne et Clermont-Ferrand, j’allie expertise académique et expérience de terrain pour proposer des articles accessibles à tous.

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